Greco bleu
Dans l’espérance du Christ ressuscité, nous confions à Dieu notre Père et à vos prières fraternelles :

 

Paroisse d'Avenches

Marie-Louise Roy-Oberson, 90 ans

Catherine Ostertag, 86 ans

Jean-Luc Joseph Egger, 57 ans

Georgette Moll, 76 ans

Alice Adrienne Fanti, 93 ans

Rose Grandjean-Cuennet, 79 ans

Luigi Martinucci, 62 ans

Claudy Gendre, 65 ans


Paroisse de Carignan-Vallon

Angéline Ballaman-Hug, 93 ans

Roger Guinnard, 87 ans

Elisabeth Baechler-Maeder, 95 ans

Valérie Collaud-Sciboz, 86 ans

 

Paroisse de Delley-Portalban

Michel Delley, 69 ans

 

Paroisse de Gletterens

Marie-Louise Collomb-Duc, 96 ans

 

Chandon - Paroisse Notre-Dame du Belmont

Christophe Aebischer, 86 ans, réformé


Dompierre - Paroisse Notre-Dame du Belmont

Germain Ducry, 89 ans


Domdidier - Paroisse Notre-Dame du Belmont

Annelyse Bise-Vonlanthen, 58 ans

Marlis Ballaman-Probst, 56 ans

Meinrad Maillard, 91 ans

Gisèle Crausaz-Piccand, 70 ans

Rose-Marie Lambert, 76 ans

Anne-Marie Marion-Lottaz, 89 ans

Carmen Ostertag-Birchler, 64 ans

Gisèle Gachoud-Besson, 98 ans

Odile Chardonnens-Godel, 97 ans

Adèle Demierre-Abriel, 95 ans

Jean-Pierre Studer, 65 ans

Raphaël Rimaz, 74 ans

Berthe Chardonnens, 95 ans

Michel Gachoud, 79 ans

Michel Chardonnens, 72 ans

Bertrand Ducry 52 ans


Paroisse de Mannens-Grandsivaz

Michel Maradan, 80 ans

Fortuné Joye, 79 ans


Paroisse de Montagny

Violette Rossier, 95 ans

Frère Charles Dousse, 87 ans, ancien curé de notre paroisse

 

Paroisse de St-Aubin

Marie-Louise Perriard-Rey, 89 ans

Renato Lot, 81 ans

Frère Marc Verdon, 81 ans

Abbé André Vienny, 69 ans


Paroisse de Villarepos

Denise Jordan-Jolliet, 88 ans

Félix Folly, 92 ans

Denise Melotti-Girardin, 65 ans



Mis à jour (Vendredi, 28 Juillet 2017 06:48)

 

SUR LA MORT
Je_veux_passer_mon_ciel

Alors Al-Mitra reprit la parole, en disant :
"A présent nous aimerions t'interroger sur la Mort". Et il dit :
"Vous voudriez percer le secret de la mort.
Mais comment y parvenir sans aller le chercher au cœur de la vie ?
Le hibou qui vit à l'orée de la nuit est aveugle au jour et ses yeux ne peuvent dévoiler le mystère de la lumière.
Si vous brûlez de voir l'esprit de la mort, ouvrez grand votre cœur dans le corps de la vie. Car la vie et la mort ne font qu'un, tout comme la rivière et la mer ne font qu'un.
Dans les profondeurs de vos espoirs et de vos désirs sommeille votre silencieuse connaissance de l'au-delà ;
Et comme la semence rêve sous la neige, votre cœur rêve des épousailles du printemps.
Faites confiance aux rêves, car en eux sont cachées les clés de l'éternité.
Votre effroi face à la mort n'est que ce tremblement du berger quand le roi lui fait l'honneur de le recevoir et s'apprête à poser sa main sur sa tête.
Or, en allant recevoir l'insigne du roi le berger ne sait-il pas qu'un frison de joie s'éveille déjà sous sa frayeur ?
N'est-il pas encore plus conscient de sa peur ?
Qu'est-ce donc que mourir si ce n'est s'offrir nu au vent et s'évaporer au soleil ?
Et qu'est-ce donc que cesser de respirer si ce n'est se libérer du souffle de ses perpétuelles marées, afin de s'élever sans le poids de la chair et de s'exhaler à la recherche de Dieu ?
Lorsque vous aurez bu à la rivière du silence, alors seulement vous pourrez véritablement chanter.
Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez à monter.
Et dès lors que la terre aura réclamé votre corps, vous saurez enfin danser".

Khalil GIBRAN, Le Prophète, Ed Casterman




NOUS ACCOMPAGNONS LEUR CORPS JUSQU'EN TERRE ET PUIS APRÈS?

Nous fleurissons leur mémoire, nous leur parlons comme s'ils étaient encore là, quelque part, inaccessibles mais présents, bienveillants et sages. Que ne donnerait-on pour une réponse, un conseil de leur part, un mot pour dire « Je veille sur vous » ? Et il nous suffit de les évoquer pour qu'ils nous sourient dans notre plus beau souvenir, de leur visage le plus lumineux. Nos absents nous accompagnent. On ne peut rien leur cacher puisqu'ils nous regardent avec nos propres yeux. C'est une étrange et intime conviction que l'on ne peut partager qu'avec ceux que l'on aime, dans la confiance de n'être pas raillé, mais au contraire conforté. Ceux qui nous manquent remplissent le vide de leur absence par une présence silencieuse et tendre. Toujours disponibles, ils sont auprès de nous, derrière nos paupières closes, dans les moments de doute ou de peur, dans les joies profondes. Dans la douleur de les avoir perdus, il y avait cette impuissance à les retenir, à les aider, à les accompagner. Dans le chagrin de leur absence, on a le sentiment d'être guidés par eux, de leur conférer un rôle qu'ils n'ont jamais perdu. En fermant les yeux, ils nous laissent leur regard, à la façon d'une boussole. Peut-être ont-ils besoin eux aussi de nos pensées, nos lumières pour éclairer leur route ? Leur chagrin n'est que le revers de l'amour. Mais c'est encore de l'amour. Qu'il serait « triste de n'être plus tristes sans eux. »

Yves Duteil
Auteur-compositeur-interprète, maire de Précy-sur-Marne.
(Chronique parue dans Panorama, mensuel chrétien de spiritualité)
Quand survient la mort Les chemins de l’Espérance chrétienne Panorama - Hors-série 2010



« DIRE À QUELQU'UN "JE T'AIME", C'EST DIRE "TOI TU NE MOURRAS PAS" »
assurait le philosophe Gabriel Marcel (1889-1973).

J'ai pu le vérifier lorsque nos parents sont morts, l'un après l'autre, à deux mois d'écart, en nous laissant trois petits de 7, 4 et 2 ans. C'est profondément vrai et pour celui qui s'absente et pour celui qui demeure. À 7 ans, j'ai appris que l'invisible est aussi réel que le visible, que ceux que nous aimons ne nous quittent jamais. Sur le souvenir pieux distribué aux funérailles de maman, nos trois cousins prêtres avaient écrit : « Papa et maman vous attendent à la maison au terme de très longues vacances. » Chaque matin, à la messe, je lisais cette phrase réconfortante et je m'en nourrissais même disparus à nos yeux de chair, ils veillaient sur nous. Au fur et à mesure que me précèdent sur l'autre rive les proches, je sens croître cette intime conviction d'un amour qui ne finit pas. L'espérance en la résurrection n'atténue pas la souffrance, mais elle permet d'éclairer au plus noir du tunnel que nous traversons, à chacun des deuils qui jalonne notre existence. « Nous allons sans savoir, obscurcis et chancelants. Ta main ne soutient plus la nôtre et ta voix est si basse que nous ne l'entendons plus. Nous interrogeons les murs et les nuages. À qui adresser les reproches, les insultes qui nous échappent: pourquoi elle ? Pourquoi si tôt ? Et nous? Et moi ? Nous nous cognons aux questions sans interlocuteur. Nous marchons cependant, comme elle avançait. On a parlé d'une lueur, d'une clarté, le troisième jour. L'espérance est chevillée à la douleur. » Oui, au cour même de la détresse se révèlent la douceur de la promesse et l'étrange expérience, si difficile à partager, d'une secrète Présence. Je suis là. •

* « Issue des lisières » in « Feux dans la nuit », Éd. Luc Pire.
Colette Nys-Mazure Écrivaine, dernier livre publié Courir sous l'averse»,
Desclée de Brouwer, Littérature ouverte.

Mis à jour (Jeudi, 22 Août 2013 16:05)