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Une année sainte de la miséricorde    Par André Fischer

L’année de la miséricorde, une année sainte « extraordinaire », a été inaugurée le mardi 8 décembre 2015. Après Jean XXIII, Jean Paul II et Benoit XVI, le Pape François est au moins le quatrième Pape de cette période récente à insister sur le thème de la miséricorde. Il attend de cette année sainte qu’elle renouvelle la vie et le témoignage des chrétiens dans le monde.

La miséricorde n’est pas à confondre avec un sentiment de pitié purement émotif, un réflexe qui nous ferait repousser un mendiant en lui donnant n’importe quoi (pour but qu’il s’en aille). La miséricorde est une vulnérabilité à la souffrance de l’autre, à son besoin. Grâce à elle nous prenons le temps et les moyens de secourir l’autre, à l’exemple du Bon Samaritain (Luc 10,29-37).

Selon les théologiens l’homme a besoin de recevoir la miséricorde de Dieu pour devenir capable d’être miséricordieux à son tour, car il est créé à son image.
L’Ancien Testament utilise une image très évocatrice pour parler de la miséricorde divine : la tendresse maternelle (le mot hébreu rah’amim désigne d’abord le sein maternel (« ventre maternel », de rehem « matrice, utérus »), puis la tendresse qui en est issue, une tendresse miséricordieuse. Dans le Nouveau Testament elle apparaît dans le cantique de Marie, alors qu’elle est enceinte de Jésus : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent » (Lc 1,50). Puis le christianisme mettra plus l’accent sur le Cœur de Dieu, et non plus ses entrailles, ce qui a donné le mot latin « misericordia » - miseria (misère, malheur) et cor (cœur) : avoir le cœur rempli de miséricorde signifiait être plein de compassion, sensible au malheur.

En 1980 Jean-Paul II écrit l’encyclique Dives in Misericordia (Dieu riche en miséricorde) pour parler de la miséricorde divine à partir de la parabole de l’Enfant prodigue. Il s’appuie aussi sur son expérience, dans son propre pays, des « idéologies du mal » (le nazisme et le communisme) : « l’unique vérité capable de contrebalancer le mal de ces idéologies est le fait que Dieu est Miséricorde ». Ce qui peut, de nos jours, encore résonner avec beaucoup d’actualité.
L’homme est renouvelé dans sa dignité, pour qu’il puisse se relever et que puisse s’accomplir en lui le dessein d’amour de Dieu qui l’a créé pour le bonheur.

Lorsque le Pape François nous invite à renouveler nos vies auprès de la miséricorde divine et qu’ainsi fortifiés nous puissions témoigner de notre foi, il est au cœur des textes bibliques du 3e dimanche de l’Avent (dimanche qui suit l’inauguration de l’année sainte) : « Réjouis-toi, de tout ton cœur bondis de joie… Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi » (Sophonie 3,14-18a) et dans l’Evangile nous lisons « « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » (Luc 3,10-18)
Nous retrouvons dans ces textes le double mouvement de la miséricorde : dans la joie d’être réconciliés avec Dieu, nous pouvons nous tourner vers notre prochain et en prendre soin.

André Fischer, AP





Y a-t-il encore un avenir pour notre planète ?  Par l'Abbé Marc Joye

C’est à cette question que notre Pape François veut répondre dans son encyclique Laudato si’. Un texte décapant qui secoue, nous interroge et nous invite à comprendre qu’il est temps pour nous de « changer de style de vie », une expression qui revient souvent dans ce message.

Parce qu’il y a problème ! Le Pape nous invite à ouvrir tout grands nos yeux pour oser regarder la réalité en face. Voici un bref résumé de la première partie de cet important document.

Un constat

Dans le premier chapitre de cette encyclique, le Pape ne nous ménage pas : « L’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation ». On ne peut pas continuer comme ça ! « Nous sommes bien conscients de l’impossibilité de maintenir le niveau actuel de consommation des pays les plus développés et des secteurs les plus riches des sociétés, où l’habitude de dépenser et de jeter atteint des niveaux inédits. » C’est bien à chacun de nous que s’adresse le Pape !
Si tous les peuples voulaient vivre comme nous, « la planète ne pourrait même pas contenir les déchets d’une telle consommation. En outre, nous savons qu’on gaspille approximativement un tiers des aliments produits, et que lorsqu’on jette de la nourriture, c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre ». Il faut avoir le courage de regarder cette réalité et ne pas continuer de vivre « comme si de rien n’était. »

Serions-nous devenus des esclaves de la consommation ?

Nous le voyons bien : il ne suffit pas de posséder toujours davantage et de consommer toujours plus pour être vraiment heureux. « Beaucoup savent que le progrès actuel, tout comme la simple accumulation d’objets ou de plaisirs, ne suffit pas à donner un sens ni de la joie au cœur humain, mais ils ne se sentent pas capables de renoncer à ce que le marché leur offre. » Les enfants et les jeunes sont souvent les premières victimes de ces comportements. « Les jeunes ont grandi dans un contexte de très grande consommation et de bien-être qui rend difficile le développement d’autres habitudes. C’est pourquoi nous sommes devant un défi éducatif. » Attention donc, danger pour notre avenir et celui de notre jeunesse !

L’espérance, malgré le système actuel, insoutenable

Il faut regarder la réalité en face, avec sincérité « pour constater qu’il y a une grande détérioration de notre maison commune, notre planète. L’espérance nous invite à reconnaître qu’il y a toujours une voie de sortie, que nous pouvons toujours repréciser le cap, que nous pouvons toujours faire quelque chose pour résoudre les problèmes. »… « Il est certain que l’actuel système mondial est insoutenable », nous dit le Pape. Peut-on être plus clair ? Il est donc temps de retrousser les manches pour que brille l’espérance d’un monde plus juste.

Abbé Marc Joye





Mis à jour (Jeudi, 24 Mars 2016 15:36)